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Artiste dessinatrice et calligraphe, c’est d’abord la danse (CCN Roubaix NPDC), puis les arts appliqués et l’illustration que j’étudie (ARBA-ESA Bruxelles).

Après 2 ans en studio graphique, je suis illustratrice pendant 9 ans pour des marques prestigieuses (Hermès, Louis Vuitton, Sézane...) et suis representée par l’agence internationale CWC Tokyo notamment.

 

2026, je décide de développer pleinement ma démarche artistique, engagée depuis plusieurs années déjà.

Raconter le corps et l’esprit, questionner les mouvements intérieurs entre beautés et douleurs de l’existence.

Démarche

Être dans un corps est une expérience à la fois merveilleuse et douloureuse. Nous partageons tous cette condition, sans jamais pouvoir connaître pleinement ce que vit l’autre. Le corps est la frontière entre soi et l’autre. Il est la chair qui nous ancre autant que l’espace où surgit l’invisible, tout passe par le corps, cela me fascine.

 

Je dessine le corps des femmes parce que c’est depuis lui que je fais l’expérience du monde. Point de départ d’une recherche plus vaste, où le corps devient le lieu de rencontre entre le visible et l’invisible, la matière, le souffle, l’intime et le sacré.

 

Le dessin est pour moi un espace de transmutation. À travers les lignes, les transparences, les reflets, les brillances et les zones d’effacement, je cherche moins à représenter le corps qu’à rendre sensible ce qui le traverse. Les métamorphoses intérieures, les fragilités, les mémoires invisibles et les mouvements de l’âme trouvent une présence dans la matière du dessin.

Cette idée de transmutation, héritée de la pensée alchimique, irrigue profondément ma pratique. L’alchimie ne représente pas pour moi une quête ésotérique, mais une manière d’habiter l’existence : accueillir les contradictions, traverser les épreuves, laisser les blessures se transformer.

Le dessin devient la trace de ces transformations silencieuses.

 

Dans un monde qui valorise la vitesse, la maîtrise et la performance, je revendique une pratique de la lenteur et de l’attention. La fragilité y est une ouverture, et le dessin devient un espace où l’on peut habiter pleinement sa vulnérabilité.

 

Mon travail est une invitation à ralentir le regard, à contempler ce qui échappe à l’immédiateté. Entre les lignes le corps révèle ce qu’il porte d’invisible. Je cherche à faire du dessin un lieu de passage, où la matière est imprégnée de l’invisible et où l’expérience intime peut devenir une expérience universelle.

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